Une crise politique n’est jamais un moment agréable… Quels que soient les enjeux, les déclencheurs, les combats, les promesses ou les modifications obtenues, une crise apporte un changement et ce dernier doit être maîtrisé.
Depuis quelques jours, la communauté ULM est entrée dans cette crise. Les démissions en cascade au sein de la jeune équipe dirigeante, jusqu’à celle, hier, de son président, ont plongé la fédération dans une situation délicate et inédite.
Les explications des protagonistes, publiques, instinctives et souvent maladroites, cherchant à justifier leurs actes et à se dédouaner de cette situation, ont ajouté à ce moment désastreux une couche de gélatine pathétique dont tout le monde se serait franchement bien passé…

Il faut se le dire, aujourd’hui, de façon très claire : l’équipe dirigeante de la fédération ULM, élue sur le programme Horizon 2028, a failli. Nous sommes face à un échec simple, froid et brutal.
Est-ce de la faute de son président ? Oui. Christian SANTINI n’a pas réussi à fixer le cap pour faire avancer cette équipe. Est-il seul responsable ? Bien sûr que non. L’ensemble du comité directeur a échoué. La mise au travail ne s’est pas réalisée et l’ambiance fédératrice n’a jamais réussi à émerger.
Sont-ils à blâmer ?
Honnêtement ? Chers amis pilotes et adhérents à la FFPLUM, honnêtement ? C’est à ce moment, l’œil dans le viseur et le fusil chargé, que nous pouvons prendre la décision d’une justice facile et malhonnête… Mais si nous faisons cela, nous ne réglerons jamais réellement le problème.

Il est temps de relever les yeux de nos baskets et de regarder la vérité en face. Cet échec était annoncé depuis longtemps. Personne n’a eu le courage de se présenter aux élections derrière l’ancienne mandature. Cette équipe, aux commandes depuis janvier 2025 et élue par défaut, est partie au front sans armes, pour récolter les tempêtes des vents semés par leurs prédécesseurs. Le mondial de l’ULM en perdition, la loi Montagne, l’arrêté OPS, l’arrêté IULM… des combats compliqués mais néanmoins menés et perdus par manque d’habileté politique. Les dés étaient pipés, nous le savions tous.
La fédération est à genoux mais l’ULM n’est pas mort !
Attention aux amalgames… La FFPLUM est dans une situation inconfortable mais gérable. Lors d’un entretien privilégié, la nouvelle présidente fédérale, Laura Mac Donald, fraîchement propulsée au poste souverain, nous a confié étudier avec le comité directeur (ce qu’il en reste…) toutes les possibilités pour sortir de cette crise dans les meilleures conditions possibles. Souhaitant soigner la communication fédérale et refusant la surenchère sociale des réseaux, Madame la Présidente nous tiendra informés des décisions et actions du comité directeur en temps voulu.
En attendant un prompt rétablissement de cette instance représentative, restons mesurés dans nos propos. L’ULM n’est pas la FFPLUM et la FFPLUM n’est pas l’ULM. Les pilotes, les futurs pilotes, les associations locales, les bénévoles, les professionnels du secteur, les bases, les terrains ULM et nous aussi, bonne vieille Gazette, nous constituons un maillage solide en France qui n’est pas soumis aux actions d’une vingtaine de personnes coincées dans un sous-sol de Maisons-Alfort.
Nous sommes pluriels et certes un peu déroutés en ce moment, mais nous sommes bien vivants. Passionnés par le plaisir de voler et l’envie de liberté. Nous ne sommes pas au service et à la merci d’une fédération. C’est à elle de s’adapter. L’ULM de 1981 n’est clairement pas l’ULM de 2026. Les lignes doivent bouger. La FFPLUM a deux possibilités aujourd’hui : conserver ses principes et ses médailles, ou revenir aux fondamentaux : liberté de voler, sécurité faite de bon sens, défense des terrains et communauté des pilotes. Ce choix lui appartient, c’est simple non ? Y a qu’à, faut qu’on…
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